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Photographe de Saint-Étienne

jeudi 26 mars 2026, par Valère Déjo

Encadré dans une arche du pont, derrière un portail en fer, le chevalement du puits Couriot
Le puits Couriot vu de sous le pont routier

Il dit :

C’est difficile à expliquer : c’est visuel, c’est à dire je vois l’image, je la vois donc je me dis fais-là maintenant. Mon cerveau il fait, donc je sais comment faire, c’est aussi ça je pense l’expérience. C’est l’habitude de faire beaucoup de photos depuis des années et des années, je pense. Je vois l’image donc après l’idée c’est la lumière. Ça m’arrive des fois de me dire ah c’est pas le moment, je reviendrai pour faire cette image, parce que la lumière est pas belle, l’orientation de la lumière ne me convient pas etc. La météo aussi. Je prends un exemple : faire de la photo à midi en plein soleil c’est pas mon truc parce que les contrastes sont ultra violents ; moi je cherche la douceur les nuances ; je suis inspiré par le clair obscur la renaissance.

Une petite boutique de cordonnerie ancienne appuyée sur un immeuble moderne entourée d'une pelouse.
Cordonnerie adossée à un immeuble à Saint-Étienne

Il est né à Bellevue il y a une soixantaine d’années, et aujourd’hui il a envie de travailler sur la mémoire et l’histoire de Saint-Étienne. Il fait beaucoup de photos de rue, se baladant au hasard, en divaguant, dans toutes les rues de la ville et de la métropole. Il parle aux gens qu’il rencontre, va dans les bars, fait connaissance avec les associations. Il y est sensible parce qu’il avait un grand père mineur, et c’est sur les traces de ce grand-père qu’il marche dans la ville.

Homme accoudés au bar autour d'un journal et de quelques verres.
Hommes dans un café stéphanois

Il dit :

Chaque fois que je sors dans la rue, parce qu’en fait pour l’instant j’y vais pratiquement tous les jours, j’y passe des heures, je fais des km à pied, et je me perds, et je pars au filing. Je veux dire je parle avec les gens parce que quand ils me voient avec l’appareil photo ça les interroge un peu, et tout de suite les stéphanois ils ont le contact facile, donc ils me causent : "Ah, t’es photographe ? ". Et moi tout de suite j’engage la conversation, et là je leur pose des questions. Par exemple hier j’étais rue Désiré Claude dans une petite impasse, j’ai vu quelqu’un, je lui ai parlé. En fait, derrière, mais c’est invisible, faut y aller exprès, faut avoir la curiosité, derrière quand on tourne à droite, il y a une ancienne usine avec une cheminée en brique, qui existe encore. Il n’y en a plus beaucoup et ce sont des oeuvres d’art.

Le local en rez-de-chaussée de l'Union des travailleurs. Une femme passe sur le trottoir attenant.
L’Union des travailleurs

Si d’aventure, vous le rencontrez dans la rue, allez bavarder un peu avec lui !

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