CONCERT ANGIL + ARLT + MIDGET SAMEDI 19 NOVEMBRE À 20H30
ARLT
Arlt chante à deux : voix d’eau (Eloïse Decazes) et voix de terre (Sing Sing) comme des haikus tournés mantras contrariés.
Leur incandescente austérité fait des trucs. Toutes les chansons sont des chansons d’amour et Arlt l’a compris qui décline ça sur tous les tons menacés, inquiets, bagarreurs, hésitants, rieurs, étonnés. Avec pour décors les éboulis de pierres et des accidents d’oiseaux.
La guitare de Sing Sing est une sauterelle blessée, sèche comme une porte sur les doigts, ressassant blues paranormaux, folklore insituable et pop bercée sans casque un peu trop près des murs qu’on sait.
Decazes, impassible, aimante, larguée ou colère, bricole à cœur ouvert des orages et des aubes claires. Ce sont des berceuses, des litanies , de soudains décollages verticaux (épiphanies/évanouissements). L’autre râle, persifle, dérape, grogne, hulule et chante faux. C’est charmant.
Guitariste borgesien, Mocke prête main forte à Arlt (creuse des galeries, des passages secrets, invoque, convoque puis rature le tout de fausses citations).
Tour à tour abstrait, impressionniste, docteur en ready-mades de rien, il recycle en arrière-fond spectral lambeaux de jazz oblique, polyrythmies déglinguées, baroquismes divers.
Les trois ont enregistré ensemble un premier album. 11 pop-songs brèves et louches aux humeurs contradictoires, dont le primitivisme relatif n’empêche pas une certaine élégance de la mise. Un ovni si l’on veut, mouvant, grave et presque drôle.
À écouter sur le myspace d’Arlt
MIDGET !
Indie Folk

On se souvient de la délicate volée de chevrotine que le guitariste Mocke parsème au sein d’Holden, morsures discrètes à la Sterling Morrison, à lui seul gardien de la mèche allumée par les efforts conjugués de Tom Verlaine et Richard Lloyd. Avec Midget !, c’est une nouvelle sommation qui est lancée. Une promesse, pour le dire autrement, grandement tenue en compagnie de Claire Vailler (aka Transbluency). Trait épuré, gracieusement préraphaélite, et voix de printemps (Voices of Spring, l’étonnante chanson moderne de Moondog). Devenir petit n’est pas un petit devenir. Se garder léger comme Alice dans sa merveilleuse chute. Modeste en apparence, comme sur la photo de famille. Là Lester Young, paupières mi-closes. Ici Wyatt, dans les profondeurs délicieuses du coma. Et plus rare, en réserve, Edouardo Mateo, le cousin urugayen des Tropicalistes. A coup sûr, on entend chez Midget ! une poignée de références anciennes et neuves qui font battre le coeur du duo. Mais leurs rêves sont suffisamment érudits pour avoir la bougeotte. Place au mouvant. Vashti Bunyan a repris sa roulotte, tirée par un Animal Collective aussi irrévérencieux qu’attaché à la beauté du geste. Pour Midget !, également, trouver un toit revient à habiter des maisons à ciel ouvert.
Des extraits sur le myspace de Midget
ANGIL & THE HIDDENTRACKS
Si vous ne connaissez pas encore Angil & the hiddentracks, c’est le moment ou jamais de vous rattraper !
Angil, c’est un groupe d’une dizaine de musiciens, à géométrie variable, rassemblés autour de Mickaël Mottet (textes, chants, guitare, percussions).
Angil c’est surtout du très très bon son, qui se définirait quelque part entre la pop-rock alternative. À ne pas manquer !
Un avant goût à écouter sur le site d’Angil & the hiddentracks







